Lors du Conseil de Paris du 19 juin, Madame Lucie Castets, maire du 12e arrondissement, a comparé la concentration de magasins d’instruments de musique à la prolifération de fast-foods. La Chambre Syndicale des Métiers de la Musique (CSMM), membre de la CDF, a répondu avec élégance et fermeté.
Pour la CSMM, une rue dédiée aux métiers de la musique n’est pas un « mono-commerce » mais un pôle d’excellence artisanale, à l’image de la rue de Rome et de ses luthiers. La filière représente 8 000 professionnels, 850 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel (60 % à l’export) et une croissance de 3,5 % par an. La France y est leader mondial.
La CMA Île-de-France le confirme : Francis Bussière, son Président, rappelle qu’une concentration de métiers artisanaux constitue un écosystème, pas un problème. Ce qui appauvrit les centres-villes, c’est la multiplication d’enseignes standardisées — pas la présence de luthiers, d’ébénistes ou de relieurs. Le débat est celui de la diversité commerciale et artisanale, une cause à défendre, pas une polémique à entretenir.
La CSMM porte également la reconnaissance du titre d’« Œuvrier du Son », des métiers d’art comparables aux artisans qui ont reconstruit Notre-Dame, et revendique l’application d’un taux de TVA réduit à 5,5 % sur les instruments de musique, pour rendre la pratique accessible à tous.
Loin d’un encombrement urbain, ces commerces de proximité, non délocalisables, font rayonner le savoir-faire français dans le monde entier.
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